17.5.09

Herriot's wine

Une petite présentation du vignoble et des techniques de travail chez les Herriot! Je reprends principalement un article écrit sur les Herriot il y a quelques temps.

John et Yvonne possèdent leur domaine depuis 1996, 60 hectares dont 12 de vignoble. Ils sont à Manjimup, au Sud Ouest de Perth. C'est une région dans laquelle les précipitations sont importantes (autant qu'à Brest!), concentrées en hiver. D'ailleurs le "up" de Manjimup signifie en aborigène "eau".


John a toujours voulu travailler de manière naturelle, dans un premier temps biologique, mais après la lecture d'un livre d'Alex Podolinsky (considéré comme le père de la biodynamie en Australie) il a changé ses méthodes de travail. Désormais il est certifié Demeter, le label biodynamique le plus répandu dans le monde.
Entre autres, John pulvérise une préparation (appelée "500") à base de bouse de vache, ainsi qu'une autre à base de quartz ("501": permet de renforcer la vigne).
Selon lui son vignoble est devenu plus vivant avec ces procédés biodynamiques: les vers et la vie dans le sol ont proliféré, et les "mauvaises herbes" ne sont plus un problème. Les pieds de vigne réagissent mieux au stress hydrique. Le vignoble est plus sain et plus facile à travailler depuis qu'il utilise les techniques biodynamiques.

John utilise très peu de fertilisants (seulement des préparations à base de phosphate, potassium et chaux), surtout du compost ainsi que le paillage. Selon lui, c'est le paillage qui fait la différence dans le combat contre le mildiou. Cela permet également d'apporter des nutriments essentiels à la terre, "booster" les pieds de vigne et leur donner la force de lutter contre les insectes.


Un autre moyen de lutter contre les insectes est de nouer de la fibre polyester autour du pied de vigne, dans lequel viennent s'engluer les bébêtes venues pour dévorer les jeunes feuilles! C'est très efficace.


Un pied de vigne met de 5 à 6 ans à donner du raisin... Beaucoup plus longtemps que dans des vignobles conventionnels (dès 2 ans).


12 variétés sont cultivées chez les Herriot: l'avantage est que les vendanges (qui se font à la main), ne se font pas au même moment et s'étalent de mi-mars à mi-avril (eh oui, on est dans l'hémisphère Sud!); cela permet aussi de ne pas avoir un équipement trop coûteux car les quantités à traiter en même temps ne sont pas énormes.

Enfin, en hiver, les moutons font office de tondeuse et de meilleur combattant contre les mauvaises herbes!

Et le vin est bon!

Pour plus de détails, leur site internet http://www.herriotwines.com.au/home.htm

15.5.09

Housesitting

Le hasard des choses nous offre une expérience inattendue. Nos hôtes s'absentent 3 jours pour aller à Perth. Nous voilà "housesitters", gardiens de vignoble (*) le temps d'un long week-end.

(*) et également, au passage, d'un entrepôt rempli de pinard, d'1 chien, de 17 canards, de 5 pintades, de 20 poules, d'une dizaine d'oies et d'un troupeau de vaches.

14.5.09

Les Australiens et le jeu

Les Australiens sont de grands joueurs (paris sportifs, loto, casino... il y a des boutiques de paris partout) mais un article de journal hier donne la mesure du phénomène.

En ce qui concerne l'état de Western Australia:
La dépense moyenne en jeu par habitant s'élève à 2800 dollars (1400 euros tout de même), et même si on prend en compte l'argent gagné, la perte nette par habitant est de 630 dollars (315 euros) par an!

Mais finalement l'Etat n'est pas (et de loin) le plus joueur car si on considère le pays tout entier alors la dépense moyenne par habitant et par an est de 10 000 dollars (5 000 euros!) .
Hallucinant.

12.5.09

Dacron

3ème et dernière activité: couper du Dacron.

Afin d'empêcher les insectes de grimper le long des pieds de vigne, ceux-ci sont entoures d'un tissu synthétique appelé Dacron. Le Dacron arrive en grands rubans de plusieurs mètres. Et il y a des milliers de pieds de vigne...donc beaucoup (beaucoup) de Dacron à couper.


Nos doigts s'en rappelleront quelques jours...


10.5.09

Le labelling

Aujourd'hui le labelling, c'est à dire l'étiquetage des bouteilles.

La production étant modeste, tout l'étiquetage est fait à la main. Pour faire un étiquetage parfait, quelles sont donc les étapes?

1- choisissez un étiqueteur professionnel, ce afin d'éviter toute mauvaise surprise. Prendre les bouteilles dans l'entrepôt et les apporter sur la table d'étiquetage.


2- nettoyez les bouteilles.


3- étape importante, placez le capuchon. Pour cela, une machine permet de le chauffer afin qu'il se rétracte autour de la bouteille.


4- ensuite, on re-nettoie la bouteille.


5- à ce moment prend place l'opération la plus délicate: l'application des étiquettes.

Celle à l'avant...

Le logo 'organic certified'...


Et l'étiquette à l'arrière.


6 - pendant ce temps, en coulisse, un complice prépare les cartons qui recevront la bouteille ainsi étiquetée.


7 - pour finir, on empile les cartons sur une palette.