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30.11.09

Vacances

Bon je sais on va passer pour des chambreurs. Mais tant pis, je me lance: on a décidé de prendre des vacances.
Alors cela ressemble à quoi des vacances quand on est déjà au beau milieu d'une année sabbatique?
Et d'abord pourquoi on peut bien avoir envie de vacances?

Voilà l'histoire.
Dans une année comme celle que nous vivons, tout est question de rythme. On va trop vite et on survole, on ne rencontre pas les gens, et on cumule les gigaoctets de photos sans avoir vraiment pris le temps de vivre l'endroit (une déclinaison du voir sans regarder, d'entendre sans écouter...). Trop lentement et on tombe dans un faux rythme, on se frustre d'être là à glander alors qu'il y a pleins de choses à faire.

Dernièrement, nous avons été (trop?) vite. Peut-être parce que cela correspondait aux dernières semaines de la partie australienne du voyage, l'heure des premiers bilans, peut-être aussi pour d'autres raisons.

Toujours est-il que nous avons décidé de remettre des sous dans la machine, et de rejouer une partie. Nous décalons notre départ d'Australie de 2 semaines et nous décidons de lever le pied question visites. Nous voulons juste profiter des derniers jours, profiter de l'été qui arrive tranquillement...

L'avantage en Australie, c'est que quand on veut être peinard, il y a l'embarras du choix. Le hasard (et une longue piste) nous emmènent dans une forêt d'Etat qui propose plusieurs zones où on peut camper gratuitement. Nous jetons notre dévolu sur 6 Mile Creek. Des toilettes, de l'eau, personne, on peut faire du feu: c'est parfait (ok, s'il y avait des masseuses et de la bière fraîche ce serait encore mieux mais bon on est dans la vraie vie là, ça n'arrive pas).




Là, pendant 4 jours, on ne fera RIEN. Juste lire, juste dormir, juste faire du feu.
Et après, on ira faire la même chose, mais ailleurs.
Faut avoir de l'ambition.

7.10.09

Dust storm


Le 23 septembre dernier, une bonne partie de l'Est australien s'est retrouvé noyé dans une gigantesque tempête de poussière. Du côté de Brisbane, où nous étions, nous avons vu l'air s'obscurcir peu à peu, jusqu'à devenir presque opaque. Une poussière gris/jaune, moins impressionnante que le rouge qui s'est abattu sur d'autres parties du territoire, à Sydney en particulier, qui a bénéficié d'une ambiance fin du monde ou bienvenue sur Mars 4 étoiles. Une petite pagaille en conséquence: vols et ferries annulés, problèmes respiratoires...

Quelques photos:



Pour donner une idée de l'opacité: au cours d'une journée normale, la concentration en particule de l'air est de 15 à 20 microgrammes par mètre cube. Ce jour-là, ce sont 15 000 microgrammes qui ont été mesurés...





A certains endroits, comme ici à Broken Hill, la tempête a littéralement englouti la ville en quelques secondes.



Le phénomène n'est pas inconnu, l'Australie est fréquemment parcourue de tempêtes de poussière, cependant celle-ci serait la plus violente depuis les années 30. Le front de la tempête s'étendait sur plus de 1500 km de long sur environ 300 km de large.

Vu de satellite:


Ou d'avion:


Selon les experts, ce sont plus de 5 millions de tonnes de poussières du désert qui ont été déplacées. Certaines particules ont fini leur course plus de 2500 km plus loin, en Nouvelle-Zélande.

28.9.09

The Great Barrier Reef

Ca y est. On y est. Le jour est arrivé. On va enfin la voir.
Mais qui?
La Grande Barrière de Corail, pardi!

Celle-ci figure sans aucun doute - avec Uluru et l'Opéra de Sydney - parmi les lieux les plus évocateurs de l'Australie. Et à Cairns, c'est un (très) gros business.

S'étendant sur plus de 2600 km, The Great Barrier Reef (inscrite au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1981) est la plus grande structure vivante de la planète. Elle abrite une faune variée et en particulier le fameux corail. Celui-ci fait actuellement l'objet de toutes les attentions puisqu'il blanchit de manière inquiétante depuis quelques années. Des initiatives sont menées dans le cadre du "Great Barrier Reef Marine Park" pour limiter l'impact humain sur la région (pêche, tourisme...). Plus de 2 millions de personnes visitent la Grande Barrière de Corail chaque année.

C'est donc à partir de Cairns que nous décidons d'aller faire notre excursion. A cet endroit, le reef est proche et on peut donc "maximiser" son temps dans l'eau.

8h - port de Cairns - pas un poil de vent, nous partons à bord du "Passions of Paradise" (on ne rigole pas).


Nous avons choisi une excursion qui va nous emmener sur 2 sites de "l'outer reef", le reef extérieur, censé être plus beau.

Une bonne 1h1/2 plus tard, nous arrivons à notre premier site, Michaelmas Cay, un banc de sable bordé de récif coralien.


La couleur de l'eau est prometteuse, des poissons de toutes les couleurs croisent autour du bateau...


Un petit bateau nous emmène sur le banc de sable et nous snorkelerons à partir de la petite plage. A notre grande surprise, pas de recommandations sur la protection du corail ou de blabla sur la fragilité de l'écosystème...

Palmes? Ok. Tuba? Ok. Allez, c'est bon, on plonge!

Avant d'aller plus loin et de vous raconter ce qu'on a vu, voilà le genre de photo qu'on voie dans les brochures.

(enfin si c'était vraiment une photo de brochure, on verrait une ou plusieurs filles en bikini) (les garçons ne snorkellent jamais dans les brochures)

Le corail, les poissons, les tortues, les raies, patrimoine mondial, une des merveilles du monde... et patati et patata, on a tellement entendu de choses sur la Grande Barrière de Corail qu'on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Et en toute franchise on craignait un peu le truc survendu, en particulier on se demandait si le snorkelling nous permettrait de bien voir (versus ceux qui plongent).

On arrête tout de suite car non, il n'y a pas d'arnaque, The Great Barrier Reef, c'est vraiment comme sur la brochure. Nous n'avions malheureusement pas d'appareil waterproof, donc j'illustre avec quelques photos récupérées sur le web:




Des coraux de toutes les formes et de toutes les couleurs, des durs, des mous, des en forme de cerveau, d'autres évoquant des arbres, d'autres enfin rappelant la texture du velours... Et des bancs de poissons dans lesquels on peut nager... Des coquillages géants... Un spectacle proprement incroyable.

On remonte dans le bateau et le temps du lunch, nous nous dirigeons vers le second site, Paradise Reef. Celui-ci est différent car il s'agit d'un vrai reef en mer, et on plonge à partir du bateau.
Ce 2ème site confirme notre impression, c'est littéralement extraordinaire. Le corail est différent mais tout aussi varié et coloré; le va et vient de la mer nous fait aller et venir avec les poissons; on voit au moins à 50 mètres... Bref, c'est la classe. C'est bon, on peut mourir.


Vers 15h, il est temps de retourner tranquillement (suffisamment en tout cas pour transformer la moitié des passagers en homards) vers Cairns.

Un seul mot pour résumer la journée: Wow... Gros souvenir.

28.4.09

L'écorce des eucalyptus

L'eucalyptus a la particularité de renouveler son écorce en pelant. Ça donne des arbres tantôt parfaitement lisses, tantôt complètement pelés comme un vacancier de retour du week-end du 15 août.
Les couleurs changent aussi régulièrement: blond, saumon, gris...







18.4.09

Vallée des géants

La particularité de cet endroit est de rassembler plusieurs espèces d'arbres géants. Le Karri, déjà présenté mais aussi le Tingle (encore un type d'eucalyptus).
A la différence du Karri qui pousse droit, le Tingle est plus torturé. Sa base est également souvent évasée, résultat de sa lutte contre les agressions (parasites, incendies... ).



Le Giant Tingle Tree fait plus de 20 mètres de circonférence.

23.3.09

Wilsons Promontory post bushfire

On vous avait dit que l'on s'était promené dans le parc national de Wilsons Promontory début février... Eh bien on a bien fait car 4 jours après était le "Black Saturday", le jour des 46,6° de Melbourne et surtout le jour des feux de forêt dramatiques dans l'Etat de Victoria.

En hachuré les zones brûlées... Et en rouge les balades que l'on a faites. Cela fait froid dans le dos, si vous me passez l'expression...

Ce n'est pas la première fois que la parc national brûle, cela était arrivé dans les années 1950. C'est plus grave concernant la faune sauvage qui elle aussi a dégusté...

Quoi qu'il en soit, plusieurs années seront nécessaires pour que la nature se reconstruise après ce long épisode (les feux y durent depuis plus d'un mois - il reste encore quelques "hotspots", heureusement mineurs).

21.3.09

Côte Est de la Tasmanie

Lors de la dernière journée notre hôte nous a emmenés nous balader vers St Helens, sur la côte Est. Joli coin!
Voici un aperçu:




Toujours ce soleil, ces plages de sable blanc et ces eaux turquoises, la routine quoi :-)

Ce fut une belle dernière journée de balade en Tasmanie!

14.2.09

Great Ocean Road


On a profité de la présence de mon frère et de ma soeur pour découvrir, à l'Ouest de Melbourne, la Great Ocean Road. Cette route longe l'océan pendant des kilomètres, révélant des plages magnifiques, une eau turquoise... Cela donne envie de se baigner même si la température de l'eau et les panneaux d'avertissement (qui précisent de ne jamais tourner le dos à la mer au cas où une grosse vague arrive!) n'incitent pas à la baignade!




La route traverse aussi les terres pour contourner le cap Otway, montrant à quel point le stress hydrique est fort.

A l'Ouest du Cap Otway se situe la partie la plus connue de la Great Ocean Rd, avec les "Twelve Apostles", les Douze apôtres (qui ne sont que 6 désormais), créés par l'érosion de la roche par l'action continue de la mer.



Comme en début de semaine au Wilsons Promontory, nous avons commencé notre balade sous la brume, et le temps s'est dégagé.



La route est jonchée de "lookouts" pour admirer les concrétions successives de cette côte qui s'appelle à point nommé "Shipwreck Coast", la côte des naufrages (80 vaisseaux sombrèrent en l'espace de 40 ans sur ces 120 km). En l'occurrence, ci-dessous, le lieu du naufrage le plus célèbre: le navire "Loch Ard" (en provenance d'Angleterre) fit naufrage en 1878, et seules 2 des 55 passagers survécurent. On a passé du temps à observer les vagues et la force des éléments... On est peu de choses si on se retrouve par mégarde dans cette "machine à laver"!


Une crique qui donne envie de prendre l'apéro en fin de journée... mais ne donne pas envie de se baigner quand on voit la force des courants!

Fin de journée...