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23.2.10

Alors la Nouvelle-Zélande, c'était comment?

Fin du périple en Nouvelle-Zélande, voilà le moment venu de répondre à notre question rituelle: Alors, la Nouvelle-Zélande, c'était comment?

Sylvain
On parle tellement de la NZ, de sa beauté, de sa pureté que forcément, même inconsciemment, je pense que ça avait créé quelques attentes. Récemment, le pays a reçu une publicité monumentale et providentielle avec la trilogie du "Seigneur des Anneaux".

Hé bien pour moi la Nouvelle-Zélande n'a pas failli à sa réputation. C'est beau.

De massifs montagneux en cascades, de fjords en sources d'eau chaude, de criques aux eaux turquoises en lacs aux couleurs incroyables, voyager en NZ est un régal. Le pays est relativement petit (environ la 1/2 de la France) mais les paysages sont d'une grande diversité. Après 11 mois en Australie, on a retrouvé nos repères européens où le décor peut radicalement changer en juste 100 km. 
De manière générale j'ai l'impression d'avoir vu plus de paysages qui font "Wow!" en NZ qu'en Australie. L'Australie est fantastique mais je pense que c'est davantage un pays d'ambiance, d'atmosphère. Il faut se poser, humer l'air, prendre le temps... En NZ, on cumule les panoramas grandioses, les 360° incroyables, en un sens c'est un plaisir plus immédiat. 
Comme l'Australie, le pays est très peu peuplé (4 millions d'habitants) et tout cet espace procure un grand sentiment de liberté. D'énormes portions du territoire sont encore absolument sauvages, quasiment vierges de présence humaine.
C'est également un rêve de voyageur en van: coins magiques pour dormir, points d'eau courants, douches (même chaudes!) faciles à trouver. Le "Department of Conservation" y est pour beaucoup avec son réseau de terrains de camping pas chers, voire gratuits.
Un petit bémol pour finir. Notre contact avec la population aura été assez ... surprenant. Entre les allumés qui ont joué au rodéo devant notre van une nuit pour nous faire peur, ou ce fermier qui n'avait rien trouvé de  mieux que nous faire un doigt d'honneur pour retourner notre salut, plus que de l'indifférence c'est presque de l'antipathie que nous avons ressentie à plusieurs reprises. On ne généralisera pas mais après la série de chouettes rencontres que nous avions faites en Australie, ça nous a surpris :-)


Bien
- vivre un nouvel an en été, à la plage, superbement accueillis dans une maison familiale
- partager la fin du voyage avec Mathieu et Fred
- revoir David, notre copain qui vit à Auckland
- voir des volcans de près
- l'apéro au homard près de Kaikoura
- les phoques, keas, wekas, yellow-eyed pinguins... (ok je suis un peu gaga avec les animaux)
- la région de Queenstown et Wanaka: sommets enneigés, vallées zébrées de cascades, lacs... La barre est haute.
- la côte Ouest (île du Sud): perdue, mystérieuse, brumeuse.
- les fjords: c'est beau, tout simplement
- la péninsule au nord d'Auckland: des petits coins extras à quelques heures de la capitale... Quelques jours de camping bien sympas pour nous.
- le saut en parachute. IN-OU-BLI-A-BLE
- ça ne coûte pas cher de sortir en NZ: cafés, restaus, "take-away", très souvent les prix  affichés étaient les mêmes qu'en France... mais en dollars NZ, c'est à dire moitié moins une fois convertis en euros.
- généralement, la qualité de vie.

Pô bien
- les $!#& de sandflies
- la pluie, qui peut vraiment gâcher de nombreuses journées, même en plein été
- les zozos qui nous ont fait décamper une nuit 
- tomber en rade et être bloqué deux jours
- le pain: encore pire qu'en Australie (pourtant...)
- des bourrins vraiment bourrins, surtout au volant
- ne pas avoir eu le temps (je sais ça fait pas sérieux de dire ça) de faire une rando en kayak.


Hélène

J'ai aimé
- Une transition en terme de températures (ça aurait été encore plus dur de passer de l'Australie à la France!)
- Une transition avec la venue de Mathieu et Fred, une réacclimatation à la France en douceur
- Une transition dans le fait que ces quelques semaines kiwis étaient moins "chargées" émotionnellement que ce que l'on a vécu en Australie
- les paysages de l'île du Sud, majesté de la nature
- en général, le côté sauvage des paysages que l'on a admirés, sans "pollution" de l'homme
- le coin de Wanaka, mon chouchou
- le saut en parachute
- les randonnées 4 étoiles
- le plaisir de revoir David régulièrement
- la gentillesse de Russell
- les baignades à Kohimarama
- fêter mes 30 ans à Auckland, en été, avec les copains, et au champagne! (merci Fred et Mathieu!)
- revoir Arnaud et Kristell
- la générosité de Barbara, et de Paul et Pauline
- fêter le Nouvel An au soleil, au bord de la mer
- les quelques jours à Flaxmill Bay
- la balade sur le "Montigo Bay"
- tous les dodos dans des endroits magiques...
- les manifestations volcaniques, "Mother Nature is the boss" comme on dit!
- le plaisir de voyager avec Mathieu et Fred
- la fille du puisatier :-)
- le soleil du mois de janvier!


J'ai moins aimé
- le côté "voitures qui font du bruit/je fais crisser mes pneus/je fais peur aux touristes"
- un accueil que j'ai ressenti moins chaleureux qu'en Australie
- la pluie de décembre, parfois démoralisante
- déçue de ne pas nous être mieux organisés pour faire des randonnées de quelques jours
- une société qui m'a semblé plus traditionnelle, par exemple la place de la femme
- les moustiques près d'Hokitika
- les sandflies dans le Fjordland
- le voyage en avion... C'est très très long.

21.2.10

Last day in New-Zealand

Ça a commencé à sentir le sapin lorsqu'hier Mathieu et Fred ont pris l'avion mais aujourd'hui, alors que le soleil se lève sur notre dernière journée en Nouvelle-Zélande, et donc notre dernière journée tout court de voyage, on se dit que la fin est vraiment toute proche.

Mais bon, il reste une belle journée, alors on ne va pas se tourner les pouces :-) Petite balade dans le quartier de Devonport, dans la partie Nord d'Auckland. Belles vues sur le centre...


On aperçoit les bateaux de la Coupe de l'America, sur lesquels les touristes peuvent faire un tour.


Puis on monte sur un des volcans du quartier de Devonport.


Le temps se gâte, mais on fait un dernier petit tour à la mer, à la plage de Takapuna.



Un fish'n'chips plus tard, nous voilà sur le ferry du retour en ville...



... puis le soleil se couche sur le dernier jour du voyage.


20.2.10

Photos en vrac

Réveil vue sur mer.


Près de Wanaka.


 Entre Omarama et Wanaka.


Coin pique-nique.



Publicité Corona. "De là où vous préfèreriez être".


19.2.10

Photos en vrac

Les opossums, ces bestioles qui nous faisaient craquer en Australie, sont une vraie catastrophe en Nouvelle-Zélande. Introduits par l'homme, ils perturbent les écosystèmes en mangeant graines, animaux... 
Afin de sensibiliser la population, le gouvernement communique sur le sujet.
Âmes sensibles, s'abstenir.




Autre gros problème auquel le pays est confronté: la Didymo, une algue, elle aussi introduite, qui pollue de plus en plus de cours d'eau. Là encore, la communication gouvernementale est très directe.
Ici, c'est casse-gueule pour les cyclistes.


Kev profite d'un beau point de vue sur le lac Taupo.


Vu à Rotorua. Un magasin affirme refuser les jeunes qui viendraient pendant les heures normales de l'école sauf sur présentation d'une dispense.
Rien que ça.


18.2.10

Retour vers Christchurch

Il est temps de rentrer vers Christchurch. Nous passons de la côte Ouest à la côte Est non sans revoir quelques chouettes paysages et en particulier un super coucher de soleil pour notre dernière soirée sur l'île du Sud.

Côte Ouest



Entre côtes...



Côte Est




17.2.10

Côte Ouest

Il a fait tellement beau ces derniers jours qu'on est allé plus vite que prévu dans ce que nous voulions faire. Du coup, on décide de faire une virée sur la côte Ouest, là où en décembre on avait fini à mi-chemin entre la congélation et le dégât des eaux.

Après Queenstown, nous remontons vers le beau lac Wanaka, un peu plus au Nord.


Puis nous prenons la route qui rejoint la côte. Celle-ci serpente entre les montagnes, le long de rivières aux eaux bleues...




Puis nous atteignons les fameux glaciers de la côte Ouest qui, cette fois-ci sont visibles. C'est l'endroit au monde où les glaciers descendent le plus bas, à seulement 300m au-dessus du niveau de la mer.  Ils font également partie des glaciers qui avancent le plus vite: jusqu'à 70 cm par jour!

Le Fox Glacier



La rivière qui s'écoule à partir du glacier charrie de quoi faire quelques pastis géants...


Mais quelques panneaux rappellent que le lieu est avant tout très instable.



Quelques kilomètres plus loin, le glacier Franz Josef.


De manière générale les glaciers ont énormément reculé ces dernières décennies. Pour donner une idée de ce recul, il y a un siècle, j'aurais touché le front de neige à partir de l'endroit où cette photo a été prise... L'image ci-dessous montre bien l'étendue du phénomène à différentes périodes.



Nous quittons la région des glaciers sous les belles couleurs des Ratas, ces arbres aux fleurs rouges typiques de Nouvelle-Zélande.





16.2.10

Photos en vrac

La "Mac's" est une bière néo-zélandaise. Jusque là rien de bien spécial (cela dit, elle est bonne), si ce n'est le choix d'un packaging bien délirant... Deux exemples avec une de leurs bières blondes et leur bière blanche.









15.2.10

Le Grand Saut

Nous sommes de retour à Queenstown, au coeur des Alpes et nous savourons une de nos dernières nuits dans un des campings gérés par les parcs nationaux. Pour "camping", il faut comprendre des toilettes, et parfois un point d'eau.



Le lendemain, il fait un temps superbe et on décide de faire quelque chose qui nous tente depuis longtemps. Quelque chose dont on s'est dit que si on devait le faire ça ne pouvait pas être mieux qu'ici. Quelque chose auquel on a préféré ne pas trop penser jusqu'ici. Mais aujourd'hui, toutes les conditions sont réunies, alors on y va!

Il est 11h. Le temps de rédiger notre testament et d'acheter des couches et dans 2h on saute en parachute.

Le site de décollage est au bout du lac de Queenstown. On l'a déjà vu en décembre mais le décor est toujours aussi fabuleux.



On a beau prendre le temps, au bout d'un moment, nous y voilà :-)



Hélène prend son courage a deux mains et décide de mourir sauter en premier. On se dit que c'est la première fois qu'on prend un aller simple en avion. Gasp.

Briefing.


Et c'est parti!



Après une vingtaine de minutes pour grimper à 12 000 pieds (3650m), Hélène a dû faire le grand saut. Au bout d'un moment, je vois un petit point tout là-haut dans le ciel, qui grossit.






Puis c'est le "touchdown"!


Comme je suis bon en déduction, je conclus que l'atterrissage d'Hélène signifie que c'est à mon tour d'y aller. Je peux prendre mon appareil photo, ça c'est cool, et c'est un beau moyen de penser à autre chose. Les vues sur le lac et les Alpes sont incroyables.






Puis l'avion se stabilise et on me fait signe de venir m'accrocher au bonhomme avec qui je vais sauter. C'est chose faite en 2 minutes. La porte s'ouvre, je "pends" littéralement en dehors de l'avion, la tête en arrière et les bras croisés comme on m'a dit de faire. 
Le pilote, le mec que j'ai dans le dos et une autre nana qui saute avec nous se font quelques signes et au bout de quelques secondes, c'est la grande bascule vers l'avant.

-Wooooooooof! (ça c'est le souffle du vent alors qu'on prend très vite de la vitesse)
-Ho la vache! Ho la vache! Ho la vache! (ça c'est ce que je me dis alors que j'ai l'impression d'avoir les bijoux de famille remontés au niveau des oreilles).

Rapidement, on me tape sur l'épaule, ce qui veut dire que je peux déployer mes bras et faire "la banane".
On flotte, on fait des tours, l'autre personne qui a sauté avec nous vient à notre hauteur... C'est le pied.

Entre la sensation incroyable de la chute libre (environ 200km/h au maximum de la descente) et l'immensité du paysage que l'on voit tout autour de soi, waow!

Le saut en parachute, c'est bien.

Après 45s de chute, le parachute s'ouvre. Je peux resortir l'appareil photo.



La zone d'atterrissage.